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  • Photo du rédacteurMuriel Maffre

Danse et Parkinson : bien bouger au quotidien




L’idée de construire un projet autour de la danse et la maladie de Parkinson peut sembler contre intuitif : alors que les corps se conforment dans l’une, ils se dérobent dans l’autre ! De par leur seule temporalité, le corps des danseurs.ses et celui des parkinsonien.nes ne s’apparentent pas. Cependant, tous les matins, danseur.euses et parkinsonien.nes se posent essentiellement la même question : “Comment bien bouger aujourd'hui ?” Si la capacité corporelle à bien bouger sépare danseur.euses et parkinsonien.nes, la problématique du bien bouger, elle, les rapproche et les destine à une rencontre pleine de sens.


C’est quoi "bien bouger" ?


Les préoccupations rattachées au bien bouger sont multiples : comment initier un mouvement en accord avec une intention précise ? Comment maîtriser sa trajectoire dans un contexte physique et social ? Comment contrôler et soutenir son effort dans le temps ? Comment le rendre cohérent et expressif ? Pour les danseur.euses, ces questions nourrissent un savoir-faire par lequel le corps dansant conjugue les lois physiques, les dimensions espace-temps et le mental. Pour les Parkinsonien.nes, ces questions traduisent un quotidien dans lequel le corps malade compose avec ses ressources fonctionnelles et ses difficultés motrices, sensorielles et cognitives.


Pourquoi la danse pour Parkinson ?


La danse nous donne le plaisir de bouger sans fin en soi. Libéré de sa fonction pratique, le mouvement dansé se déploie avec une logique non plus utilitaire, mais une logique artistique qui lui est propre : le geste n’est plus le moyen de faire quelque chose ; le geste existe en soi. En cela, la danse ouvre une multitude de possibilités d’aborder le mouvement et de le vivre. Elle éveille nos sens, stimule notre cognitif, et nous amène vers les ressentis d’un nouveau rapport avec le corps, ses dimensions espace-temps et ses dimensions sociales quand elle est pratiquée en groupe.


Si la maîtrise du mouvement semble inconciliable d’une vie avec Parkinson, l’expérience du mouvement dansé peut amener les parkinsonien.nes à appréhender le corps autrement. La danse offre le plaisir d'explorer le champ des possibles et le plaisir de s’approprier une nouvelle réalité du corps et de ses dimensions physiques et sociales.


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